PRÉSENTATION

Sur décision du Président de la république, les universités françaises ferment à partir du lundi 16 mars, par mesure de protection contre l'épidémie de Coronavirus.

Elles devraient rouvrir le 4 mai.

Le Congrès Derrida doit se tenir en juin, nous avons bon espoir que l'épidémie sera derrière nous d'ici là. Nous suspendons pour l'instant l'ouverture des inscriptions et vous tiendrons informés de l'évolution de la situation.

Derrida à la pipe

Frontières, bords, limites : d'un bord à l'autre de la Méditerranée, où se joue la crise migratoire ; d'un bord à l'autre de l'œuvre de Derrida, où la bordure opère son travail déconstructif ; ou prenant les textes bord contre bord, pour faire apparaître une échancrure, un désajointement, une économimésis ; ou montant à bord des grands débats contemporains, s'engageant dans le politique et dans le climatique, pour l'animal et pour l'humaine condition… mais est-ce engagement quand, pour Derrida, il s'agit de renverser les bords du problème, de faire apparaître les disruptions des discours où ils son pris ? Dans La Vérité en peinture, Derrida fait remarquer que bord et board sont de même racine : d'un côté une limite, le péril d'un "par dessus bord" ; de l'autre la plénitude d'une surface, une planche sur laquelle on peut marcher, un territoire d'appropriation. D'un bord l'autre se joue la déconstruction, ses méthodes, ses engagements, ses ambiguïtés. 

C'est à un état des lieux, nécessairement provisoire, sur la révolution de la déconstruction qu'invite ce colloque, au moment où tout, dans le monde, apparaît comme suspendu… au bord…

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